Introduction
Dans les opérations de chauffage, de refroidissement, de soudage, de traitement thermique, de transformation des plastiques, de contrôle électrique ou de maintenance des machines, la température d’une surface peut varier fortement en quelques secondes, voire plus rapidement. Ces conditions sont plus exigeantes pour la mesure infrarouge qu’une surface thermiquement stable.
Un thermomètre infrarouge mesure sans contact le rayonnement infrarouge émis par la surface. Il convient donc particulièrement bien à l’observation de variations thermiques dynamiques. Toutefois, la valeur affichée ne suit pas nécessairement sans délai la température instantanée réelle. Le temps de réponse, l’échantillonnage interne, la fréquence d’actualisation de l’affichage, la taille du spot, l’émissivité et la stabilité de la mesure peuvent influencer le résultat.
Pour mesurer une surface dont la température évolue rapidement, il faut donc vérifier non seulement qu’elle est mesurable par infrarouge, mais également que l’appareil réagit suffisamment vite et que la zone cible est correctement couverte.
Points essentiels
● Un thermomètre infrarouge peut mesurer une surface qui chauffe ou refroidit rapidement, mais son temps de réponse et sa fréquence d’actualisation sont déterminants.
● Plus la variation thermique est rapide, plus les performances dynamiques de l’appareil deviennent importantes.
● Le spot de mesure doit rester entièrement à l’intérieur de la zone cible afin d’éviter l’influence de surfaces voisines plus chaudes ou plus froides.
● La distance, l’angle et la position de mesure doivent rester aussi stables que possible.
● Une mauvaise valeur d’émissivité peut fausser la mesure même si l’appareil réagit suffisamment rapidement.
● Pour les phénomènes thermiques extrêmement rapides ou de l’ordre de la milliseconde, un thermomètre infrarouge portatif standard peut seulement suivre la tendance sans nécessairement enregistrer le véritable pic instantané.
Pourquoi les variations rapides sont-elles plus difficiles à mesurer ?
Sur une surface stable, un léger retard de réponse est généralement peu critique, car la température reste constante suffisamment longtemps pour que l’indication se stabilise.
Dans un processus dynamique, la situation est différente. Si, par exemple, une pièce métallique passe de 30 °C à 150 °C en quelques secondes, le rayonnement infrarouge reçu par le thermomètre évolue en permanence. Si l’appareil réagit moins vite que la variation réelle de la surface, la température affichée peut être en retard par rapport à la température réelle.
Le même phénomène se produit lors d’un refroidissement rapide. La surface peut déjà avoir refroidi alors que le signal de l’appareil reflète encore partiellement le niveau thermique plus élevé de l’instant précédent.
Deux vitesses doivent donc être prises en compte :
● Vitesse de variation de la température cible : rapidité avec laquelle la température de surface augmente ou diminue.
● Vitesse de réponse de l’instrument : rapidité avec laquelle le thermomètre réagit au nouveau niveau de rayonnement.
Si la température cible évolue sensiblement plus vite que l’instrument, le profil thermique instantané risque de ne pas être entièrement reproduit.
Le temps de réponse est un paramètre essentiel
Les thermomètres infrarouges spécifient généralement un temps de réponse, souvent exprimé en millisecondes. Celui-ci indique la rapidité avec laquelle la sortie de l’appareil réagit à une variation du rayonnement reçu.
Un temps de réponse plus court est généralement préférable pour suivre des processus thermiques rapides.
Si une surface met plusieurs dizaines de secondes à évoluer de plusieurs dizaines de degrés, de nombreux thermomètres infrarouges standards peuvent suivre correctement le phénomène. Si la même variation se produit en moins d’une seconde, le temps de réponse devient beaucoup plus critique.
Il ne faut toutefois pas considérer le temps de réponse comme la garantie que tous les pics thermiques de durée comparable seront enregistrés sans erreur. Le traitement du signal, l’échantillonnage, la fréquence d’actualisation et les caractéristiques de la cible interviennent également.
Pour détecter principalement la température maximale d’une montée en température rapide, il est préférable d’utiliser un appareil à réponse rapide équipé d’une fonction MAX ou d’un enregistreur de données.
Fréquence d’actualisation et temps de réponse ne sont pas identiques
Lorsque la température évolue rapidement, les chiffres affichés peuvent changer brusquement. Il convient de distinguer la réponse réelle du système de mesure de la fréquence à laquelle l’écran est actualisé.
Le capteur et l’électronique interne peuvent échantillonner le signal infrarouge à une vitesse supérieure à celle de l’écran LCD. L’utilisateur voit alors une succession de valeurs discrètes plutôt qu’une courbe continue.
Un pic très bref peut donc se produire entre deux actualisations visibles.
Pour les mesures dynamiques, les fonctions suivantes sont particulièrement utiles :
● Maintien MAX ;
● Maintien MIN ;
● Enregistrement des données ;
● Enregistrement continu sur ordinateur ou appareil mobile.
Ces fonctions sont généralement mieux adaptées aux processus rapides que la simple lecture en temps réel de l’écran.
La distance et la taille du spot doivent être adaptées
Un thermomètre infrarouge ne mesure pas uniquement le petit point matérialisé par le laser. Il reçoit le rayonnement provenant d’une zone appelée spot de mesure.
Lorsque la distance augmente, ce spot devient généralement plus grand.
Si la zone qui chauffe rapidement est petite mais que le spot couvre également des surfaces environnantes plus froides, la température affichée peut être inférieure à la température réelle du point chaud.
Lors d’un refroidissement localisé, l’effet inverse peut se produire : si le spot inclut des zones plus chaudes, la valeur affichée peut rester supérieure à la température réelle de la zone refroidie.
Pour une mesure fiable :
● La cible doit être nettement plus grande que le spot.
● Réduire la distance de mesure si nécessaire.
● Utiliser le rapport D:S pour estimer la taille du spot selon la distance.
● Pour de petits points chauds, privilégier un thermomètre avec un rapport D:S élevé.
Le laser sert uniquement à faciliter la visée et ne représente pas nécessairement la taille réelle de la zone mesurée.
Maintenir la position et l’angle de mesure stables
Une température dynamique fait déjà varier naturellement l’indication. Si le thermomètre est déplacé en même temps, différentes zones de la surface peuvent entrer dans le champ de mesure.
Une plaque métallique chauffée peut présenter d’importants gradients thermiques. Un déplacement de quelques centimètres peut suffire à passer d’une zone chaude à une zone plus froide.
Il est donc recommandé de :
● Maintenir la position de mesure aussi fixe que possible.
● Garder une distance constante.
● Mesurer aussi perpendiculairement que possible à la surface.
● Éviter les mouvements rapides de la main.
● Utiliser un support fixe pour les mesures continues lorsque cela est possible.
Cela permet de s’assurer que les variations observées proviennent principalement de l’évolution thermique réelle et non d’un déplacement du point de mesure.
L’émissivité reste essentielle lors des variations rapides
Un thermomètre infrarouge calcule la température à partir du rayonnement émis par la surface. Or, les matériaux ne présentent pas tous la même émissivité.
Les surfaces peintes, les plastiques, le caoutchouc, le bois, le papier et de nombreux matériaux non métalliques sont généralement relativement faciles à mesurer. À l’inverse, l’aluminium poli, le cuivre, l’acier inoxydable brillant et d’autres surfaces métalliques à faible émissivité sont plus difficiles en raison des réflexions du rayonnement ambiant.
Ce phénomène peut être particulièrement trompeur lors d’un chauffage rapide.
Une surface métallique brillante peut réellement chauffer très vite, mais sa faible émissivité limite le rayonnement qu’elle émet directement vers le thermomètre. Une part plus importante du signal reçu peut alors provenir des réflexions environnantes, ce qui peut conduire à une température affichée sensiblement trop faible.
Il est donc important de :
● Régler correctement l’émissivité lorsque l’appareil le permet.
● Tenir compte du rayonnement réfléchi sur les métaux à faible émissivité.
● Utiliser, lorsque cela est approprié, une zone de référence à forte émissivité.
● Ne pas conclure automatiquement qu’une indication lente signifie que l’objet chauffe réellement lentement.
Comment mesurer une surface qui chauffe rapidement ?
L’objectif principal consiste à suivre continuellement la même zone afin de ne pas manquer le pic thermique.
Méthode recommandée :
● Viser la cible avant le début du chauffage.
● Régler l’émissivité en fonction de la surface.
● Vérifier que la cible couvre entièrement le spot de mesure.
● Maintenir autant que possible la distance et l’angle.
● Effectuer une mesure continue pendant toute la montée en température.
● Utiliser la fonction MAX si la température maximale est recherchée.
● Utiliser l’enregistrement de données si l’ensemble de la courbe de chauffage doit être analysé.
Pour un cycle de chauffage très court, il est déconseillé d’attendre que la température ait déjà commencé à monter avant de rechercher le point de mesure.
Comment mesurer une surface qui refroidit rapidement ?
Les principes sont similaires. Les applications typiques comprennent les pièces sortant d’une zone de chauffe, les pièces moulées après démoulage ou les équipements en phase de refroidissement après arrêt.
Il est recommandé de :
● Verrouiller la zone cible avant le début du refroidissement.
● Mesurer en continu sans arrêter et redémarrer constamment la mesure.
● Éviter toute obstruction de la cible.
● Maintenir la position de la cible aussi stable que possible.
● Utiliser la fonction MIN pour identifier la température minimale.
● Enregistrer les données en continu si la vitesse de refroidissement ou la courbe complète doit être étudiée.
Si l’objet se déplace pendant le refroidissement, sa vitesse, la taille du spot, la position de mesure et le temps de réponse doivent être considérés simultanément.
Les cibles en mouvement rendent la mesure encore plus exigeante
Dans l’industrie, les variations rapides de température concernent souvent des objets en mouvement : produits sur convoyeur, rouleaux en rotation, profilés métalliques, films plastiques ou pièces circulant sur une ligne de production.
Un point particulier de l’objet peut ne rester que très brièvement dans le champ de mesure.
Si ce temps est inférieur au temps nécessaire à l’instrument pour réagir suffisamment, la température réelle de la surface peut ne pas être atteinte par l’indication.
Le spot peut également couvrir simultanément :
● Le produit ;
● Le convoyeur ;
● L’arrière-plan ;
● Des produits adjacents.
Ces éléments peuvent entraîner des fluctuations importantes.
Pour les cibles à grande vitesse, il faut considérer conjointement le temps de réponse, le rapport D:S, la taille de la cible, la distance et la vitesse de déplacement. Dans les applications exigeantes, un capteur infrarouge fixe à réponse rapide peut être plus approprié.
Pourquoi la fonction MAX est-elle utile lors d’un chauffage rapide ?
Dans de nombreux processus de chauffage, la valeur la plus importante est la température maximale de surface.
Un pic très court peut être difficile à lire directement sur l’écran.
La fonction MAX conserve la valeur la plus élevée détectée pendant la mesure continue et convient notamment pour :
● Les composants qui chauffent rapidement ;
● La recherche de points chauds électriques ;
● Les échauffements brefs dus au frottement ;
● Les élévations thermiques localisées sur des machines ;
● Le contrôle de températures maximales pendant un chauffage ou un traitement thermique.
La fonction MAX ne peut toutefois enregistrer qu’un pic réellement détecté par l’instrument. Si le phénomène est beaucoup plus court que le temps de réponse du thermomètre, elle ne peut pas compenser ce manque de rapidité.
Quand un thermomètre infrarouge portatif standard peut-il être insuffisant ?
Tous les processus thermiques dynamiques ne peuvent pas être mesurés correctement avec un thermomètre portatif standard.
Pour des évolutions sur plusieurs secondes, un appareil disposant d’un temps de réponse approprié peut généralement suivre la tendance et les valeurs maximales.
Une attention particulière est nécessaire lorsque :
● Le pic thermique ne dure qu’un instant très court.
● La cible se déplace à grande vitesse.
● Un phénomène thermique de l’ordre de la milliseconde doit être mesuré précisément.
● Une courbe à fréquence d’échantillonnage élevée est nécessaire.
● Les mesures servent directement à une régulation rapide du procédé.
● Chaque produit ne reste que très brièvement dans la zone de mesure.
Ces applications peuvent nécessiter un capteur infrarouge fixe haute vitesse, un système d’acquisition dédié ou une autre technologie présentant une meilleure résolution temporelle.
Le choix d’un appareil ne doit donc pas porter uniquement sur la plage de température et la précision, mais aussi sur son aptitude à suivre la vitesse réelle du processus.
Ne pas confondre inertie thermique de la cible et temps de réponse de l’appareil
Une température affichée qui évolue lentement ne signifie pas nécessairement que le thermomètre est trop lent. La cible peut elle-même présenter une forte inertie thermique.
Une pièce métallique massive peut, par exemple, nécessiter un certain temps avant que sa température de surface ne change de manière importante. À l’inverse, un film mince, une tôle fine ou une petite pièce peut chauffer ou refroidir beaucoup plus rapidement.
Lors de l’interprétation des résultats, il faut distinguer :
● La réponse thermique réelle de la cible ;
● Le transfert de chaleur entre la surface et l’intérieur ;
● La réponse du thermomètre infrarouge ;
● L’actualisation de l’affichage et des données.
Le thermomètre infrarouge mesure le rayonnement thermique de la surface et non directement la température en profondeur.
Erreurs fréquentes lors des mesures dynamiques
● Commencer à viser après le début du chauffage. Le début de la montée ou le pic peut être manqué.
● Confondre le point laser avec la zone mesurée. Le spot réel est généralement plus grand.
● Mesurer à une distance excessive. Le spot peut alors inclure les surfaces voisines.
● Déplacer continuellement le thermomètre. Les différences spatiales peuvent être confondues avec les variations dans le temps.
● Ignorer l’émissivité. Cette erreur est particulièrement importante sur les métaux brillants.
● Chercher un pic très court uniquement en regardant l’écran. La fonction MAX ou l’enregistrement sont plus adaptés.
● Interpréter le temps de réponse comme une absence totale de retard. Tout système de mesure réel possède une réponse dynamique finie.
● Utiliser un appareil portatif standard pour un phénomène extrêmement rapide. Un système spécialisé peut être nécessaire.
FAQ
Un thermomètre infrarouge peut-il mesurer un objet qui chauffe très rapidement ?
Oui. La mesure infrarouge sans contact est adaptée au suivi des températures de surface dynamiques. Plus la variation est rapide, plus le temps de réponse, la taille du spot et les fonctions d’enregistrement deviennent importants.
Un temps de réponse plus court signifie-t-il toujours une meilleure précision ?
Non. Un temps de réponse court améliore le suivi des variations rapides, mais la précision dépend également de l’émissivité, de la taille de la cible, de la distance, du rayonnement réfléchi, des conditions ambiantes et des spécifications de l’appareil.
Pourquoi la température affichée continue-t-elle à augmenter alors que l’objet est déjà chaud ?
La surface peut encore continuer à chauffer, ou l’indication peut être légèrement retardée par le comportement dynamique du thermomètre.
Faut-il utiliser la fonction MAX lors d’un chauffage rapide ?
Oui, si l’objectif principal est de déterminer la température maximale détectée.
Peut-on utiliser la fonction MIN lors d’un refroidissement rapide ?
Oui. La fonction MIN permet de conserver la valeur minimale détectée. Pour étudier toute la courbe de refroidissement, un enregistrement continu est préférable.
La distance influence-t-elle les mesures rapides ?
Oui. Lorsque la distance augmente, le spot devient généralement plus large et peut inclure des surfaces environnantes qui modifient la valeur affichée.
Pourquoi un objet chaud se déplaçant rapidement peut-il donner une valeur trop faible ?
Il peut ne pas rester suffisamment longtemps dans le champ de mesure pour que l’appareil réagisse complètement, ou le spot peut inclure des zones plus froides en arrière-plan.
Un thermomètre infrarouge standard peut-il enregistrer des pics de l’ordre de la milliseconde ?
Pas nécessairement. De nombreux modèles portatifs sont destinés à des mesures rapides sur site, mais pas à l’analyse de phénomènes thermiques extrêmement courts. Il faut alors utiliser un équipement dont la réponse temporelle est adaptée.
Conclusion
Les thermomètres infrarouges permettent de mesurer efficacement des surfaces qui chauffent ou refroidissent rapidement, mais ces mesures dynamiques exigent davantage de précautions que les mesures de températures stables.
Le temps de réponse est un paramètre majeur. La fréquence d’actualisation, le rapport D:S, la taille du spot, les dimensions de la cible, l’émissivité et la stabilité de la position de mesure doivent également être prises en compte.
Pour les opérations industrielles courantes de chauffage, refroidissement, maintenance ou diagnostic, un thermomètre infrarouge doté d’un temps de réponse approprié et de fonctions MAX, MIN ou d’enregistrement peut fournir des informations fiables sur la tendance thermique et les valeurs extrêmes.
Pour les cibles à grande vitesse, les pics extrêmement courts ou les phénomènes de l’ordre de la milliseconde, la performance temporelle du système doit être évaluée avec soin. La fiabilité d’une mesure dynamique dépend avant tout de l’adéquation entre la vitesse du processus thermique et la capacité de réponse de l’instrument.
Versión en español
Título del artículo: ¿Cómo medir superficies que se calientan o enfrían rápidamente con un termómetro infrarrojo?
Meta Description: Las superficies que se calientan o enfrían rápidamente exigen una respuesta adecuada del sistema de medición infrarroja. Descubra cómo influyen el tiempo de respuesta, la distancia, el tamaño del punto de medición, la emisividad y la velocidad de actualización.
Resumen del artículo: Cuando una superficie cambia rápidamente de temperatura, la capacidad de un termómetro infrarrojo para seguir esa variación depende del tiempo de respuesta, la distancia de medición, el tamaño del punto, la emisividad y el método utilizado. Este artículo explica cómo realizar mediciones más fiables en superficies sometidas a calentamientos o enfriamientos rápidos.
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Introducción
En procesos de calentamiento, enfriamiento, soldadura, tratamiento térmico, transformación de plásticos, inspección eléctrica y mantenimiento de maquinaria, la temperatura superficial puede cambiar de forma considerable en pocos segundos o incluso más rápidamente. Estas condiciones exigen más al sistema de medición que una superficie térmicamente estable.
Los termómetros infrarrojos detectan sin contacto la radiación infrarroja emitida por la superficie y, por ello, son especialmente adecuados para observar cambios dinámicos de temperatura. Sin embargo, la lectura mostrada no siempre sigue de forma instantánea la temperatura real. El tiempo de respuesta, el muestreo interno, la frecuencia de actualización de la pantalla, el tamaño del punto de medición, la emisividad y la estabilidad de la medición pueden afectar al resultado.
Por tanto, en una superficie cuya temperatura cambia rápidamente no basta con saber si puede medirse por infrarrojos. También es necesario comprobar si el instrumento responde con suficiente rapidez y si la zona objetivo queda correctamente cubierta.
Puntos clave
● Los termómetros infrarrojos pueden medir superficies que se calientan o enfrían rápidamente, pero el tiempo de respuesta y la velocidad de actualización son especialmente importantes.
● Cuanto más rápido cambia la temperatura, mayores son las exigencias sobre la respuesta dinámica del instrumento.
● El punto de medición debe quedar completamente dentro de la zona objetivo para evitar la influencia de superficies cercanas más calientes o más frías.
● La distancia, el ángulo y la posición de medición deben mantenerse lo más estables posible.
● Una emisividad incorrecta puede generar errores importantes aunque el instrumento tenga suficiente velocidad de respuesta.
● En fenómenos térmicos extremadamente rápidos o del orden de milisegundos, un termómetro infrarrojo portátil convencional puede mostrar la tendencia general sin registrar necesariamente el verdadero pico instantáneo.
¿Por qué es más difícil medir cambios rápidos de temperatura?
En una superficie estable, un pequeño retraso del instrumento suele ser poco crítico, ya que la temperatura permanece prácticamente constante durante el tiempo suficiente para que la lectura se estabilice.
En una medición dinámica ocurre algo diferente. Si una pieza metálica pasa, por ejemplo, de 30 °C a 150 °C en pocos segundos, la radiación infrarroja recibida por el termómetro cambia continuamente. Si el instrumento responde más lentamente que la propia superficie, la lectura puede quedar retrasada respecto a la temperatura real.
El mismo principio se aplica durante un enfriamiento rápido. La superficie puede haber comenzado ya a enfriarse mientras la lectura sigue reflejando parcialmente el nivel térmico más elevado del momento anterior.
Deben considerarse dos velocidades:
● Velocidad de cambio de la temperatura objetivo: rapidez con la que aumenta o disminuye la temperatura superficial.
● Velocidad de respuesta del instrumento: rapidez con la que el termómetro responde a un nuevo nivel de radiación.
Si la temperatura cambia mucho más rápido que la capacidad de respuesta del instrumento, el perfil térmico instantáneo puede no quedar registrado por completo.
El tiempo de respuesta es un parámetro fundamental
Los termómetros infrarrojos suelen especificar un tiempo de respuesta, normalmente expresado en milisegundos. Este valor indica con qué rapidez responde la salida del instrumento después de producirse un cambio en la radiación detectada.
En general, un tiempo de respuesta más corto resulta más adecuado para procesos térmicos rápidos.
Si una superficie necesita decenas de segundos para cambiar varias decenas de grados, muchos termómetros infrarrojos convencionales pueden seguir correctamente el proceso. Si el mismo cambio se produce en menos de un segundo, el tiempo de respuesta adquiere mucha más importancia.
No obstante, no debe interpretarse como una garantía de que cualquier pico de duración similar será registrado completamente. El procesamiento de señal, el método de muestreo, la frecuencia de actualización y las características de la superficie también influyen.
Cuando el objetivo principal sea detectar la temperatura máxima durante un calentamiento rápido, conviene utilizar un equipo de respuesta rápida con función MAX o registro de datos.
La frecuencia de actualización y el tiempo de respuesta no son lo mismo
Durante una variación rápida, los valores de la pantalla pueden cambiar bruscamente. Es importante distinguir la respuesta del sistema de medición de la frecuencia con la que se actualiza la pantalla.
El sensor y la electrónica pueden muestrear la señal infrarroja con mayor rapidez que la pantalla LCD. Por ello, el usuario observa una serie de valores discretos en lugar de una curva continua.
Un pico muy breve puede producirse entre dos actualizaciones visibles.
Para mediciones dinámicas resultan especialmente útiles:
● Función MAX;
● Función MIN;
● Registro de datos;
● Registro continuo mediante ordenador o dispositivo móvil.
Estas funciones suelen ser más apropiadas para procesos rápidos que limitarse a observar la pantalla en tiempo real.
La distancia y el tamaño del punto de medición deben ser adecuados
Un termómetro infrarrojo no mide únicamente el pequeño punto señalado por el láser. Recibe radiación procedente de una determinada superficie conocida como punto o área de medición.
Al aumentar la distancia, el área medida normalmente también aumenta.
Si la zona que se calienta rápidamente es pequeña y el punto de medición incluye también superficies más frías, la lectura puede ser inferior a la temperatura real del punto caliente.
Durante un enfriamiento localizado puede ocurrir lo contrario. Si el punto incluye zonas más calientes, la lectura puede mantenerse por encima de la temperatura real de la zona que se está enfriando.
Para obtener mejores resultados:
● Asegúrese de que la zona objetivo sea claramente mayor que el punto de medición.
● Reduzca la distancia cuando sea necesario.
● Utilice la relación D:S para estimar el tamaño del punto a distintas distancias.
● Para puntos calientes pequeños, utilice un instrumento con una relación D:S más alta.
El láser sirve únicamente como ayuda de puntería y no representa necesariamente el tamaño real del área medida.
Mantenga estables la posición y el ángulo de medición
Una variación térmica rápida ya provoca cambios continuos en la lectura. Si además se mueve el termómetro, el instrumento puede empezar a medir zonas diferentes de la superficie.
Una placa metálica calentada puede presentar gradientes térmicos importantes. Un desplazamiento de pocos centímetros puede llevar la medición desde una zona caliente hasta otra sensiblemente más fría.
Se recomienda:
● Mantener fija la posición de medición.
● Mantener una distancia constante.
● Medir lo más perpendicularmente posible a la superficie.
● Evitar movimientos rápidos de la mano.
● Utilizar un soporte fijo para mediciones continuas cuando sea posible.
Así se reduce el riesgo de confundir cambios espaciales de temperatura con cambios producidos a lo largo del tiempo.
La emisividad sigue siendo importante en procesos rápidos
Los termómetros infrarrojos calculan la temperatura a partir de la radiación emitida por la superficie, y cada material presenta una emisividad diferente.
Las superficies pintadas, plásticos, caucho, madera, papel y muchos materiales no metálicos suelen ser relativamente fáciles de medir. En cambio, el aluminio pulido, el cobre, el acero inoxidable brillante y otros metales de baja emisividad presentan mayores dificultades debido a la radiación reflejada.
Este problema puede resultar especialmente engañoso durante un calentamiento rápido.
Una superficie metálica brillante puede estar aumentando rápidamente de temperatura, pero emitir relativamente poca radiación propia. Al mismo tiempo, una parte importante de la radiación detectada puede proceder del entorno reflejado por la superficie. La lectura puede resultar considerablemente inferior a la temperatura real.
Por ello:
● Ajuste una emisividad adecuada cuando el instrumento lo permita.
● Tenga en cuenta la radiación reflejada en metales de baja emisividad.
● Cuando sea apropiado, utilice una zona de referencia de alta emisividad.
● No suponga que una lectura que aumenta lentamente significa necesariamente que el objeto se está calentando lentamente.
¿Cómo medir una superficie que se calienta rápidamente?
Durante un calentamiento rápido, lo más importante es observar de manera continua la misma zona y reducir el riesgo de perder el pico térmico.
Método recomendado:
● Apunte al objetivo antes de iniciar el calentamiento.
● Ajuste la emisividad adecuada para la superficie.
● Compruebe que el objetivo cubre completamente el punto de medición.
● Mantenga constantes la distancia y el ángulo.
● Realice una medición continua durante todo el calentamiento.
● Utilice MAX si necesita registrar la temperatura máxima.
● Utilice registro de datos si necesita analizar toda la curva de calentamiento.
En ciclos muy breves no conviene esperar hasta que la temperatura haya comenzado a subir para localizar el punto de medida.
¿Cómo medir una superficie que se enfría rápidamente?
Los principios son similares. Entre las aplicaciones habituales se encuentran piezas que salen de una zona de calentamiento, piezas moldeadas después del desmoldeo o equipos que se enfrían tras detenerse.
Se recomienda:
● Fijar la zona objetivo antes de que comience el enfriamiento.
● Medir de forma continua sin detener y reiniciar constantemente la medición.
● Evitar que otros objetos obstruyan la superficie.
● Mantener estable la posición del objetivo.
● Utilizar MIN si se necesita el valor mínimo.
● Registrar datos continuamente si se desea analizar la velocidad o la curva completa de enfriamiento.
Si el objeto se mueve mientras se enfría, también deben considerarse la velocidad, el tamaño del punto, la posición de medida y el tiempo de respuesta.
Los objetivos en movimiento aumentan aún más la dificultad
En procesos industriales, las variaciones rápidas suelen producirse en objetos en movimiento, como productos sobre cintas transportadoras, rodillos giratorios, perfiles metálicos, películas plásticas o piezas de líneas continuas.
Un punto concreto de la superficie puede permanecer muy poco tiempo dentro del campo de visión del termómetro.
Si este tiempo es inferior al necesario para que el instrumento responda adecuadamente, la lectura puede no alcanzar la verdadera temperatura superficial.
Además, el punto de medición puede incluir simultáneamente:
● El producto;
● La cinta transportadora;
● El fondo;
● Productos adyacentes.
Esto puede generar fluctuaciones importantes.
Para objetivos de alta velocidad deben evaluarse conjuntamente el tiempo de respuesta, la relación D:S, el tamaño del objetivo, la distancia y la velocidad de movimiento. En aplicaciones exigentes puede ser más adecuado un sensor infrarrojo fijo de alta velocidad.
¿Por qué es útil la función MAX durante un calentamiento rápido?
En muchos procesos de calentamiento, el valor más importante es la temperatura máxima de la superficie.
Un pico de corta duración puede ser difícil de leer directamente en la pantalla.
La función MAX conserva el valor más alto detectado durante una medición continua y resulta útil para:
● Componentes que se calientan rápidamente;
● Puntos calientes eléctricos;
● Calentamiento breve por fricción;
● Incrementos térmicos localizados en maquinaria;
● Verificación de temperaturas máximas en procesos de calentamiento o tratamiento térmico.
No obstante, MAX solo puede conservar un pico que el instrumento haya detectado realmente. Si el pico es mucho más breve que la capacidad de respuesta del termómetro, esta función no puede compensar una respuesta insuficiente.
¿Cuándo puede ser demasiado lento un termómetro infrarrojo portátil convencional?
No todos los procesos térmicos dinámicos son adecuados para un termómetro portátil estándar.
Cuando los cambios se producen a lo largo de varios segundos, un instrumento con un tiempo de respuesta apropiado suele permitir observar correctamente la tendencia y los valores máximos.
Debe prestarse especial atención cuando:
● El pico térmico dura un periodo extremadamente corto.
● El objetivo se mueve a gran velocidad.
● Es necesario registrar con precisión fenómenos térmicos de milisegundos.
● Se requieren curvas con alta frecuencia de muestreo.
● Los datos de temperatura se utilizan directamente para un control rápido del proceso.
● Cada producto permanece muy poco tiempo en la zona de medición.
Estas aplicaciones pueden requerir sensores infrarrojos fijos de alta velocidad, sistemas de adquisición específicos u otras tecnologías con mayor resolución temporal.
Por tanto, al seleccionar un instrumento no deben considerarse únicamente el rango y la precisión, sino también si su respuesta dinámica es adecuada para la velocidad real del proceso.
No confunda la inercia térmica del objeto con la respuesta del instrumento
Una lectura que cambia lentamente no significa necesariamente que el termómetro sea lento. El propio objeto puede tener una elevada inercia térmica.
Una pieza metálica maciza puede tardar un tiempo considerable en modificar su temperatura superficial después de comenzar el calentamiento. Por el contrario, una película fina, una chapa delgada o un componente pequeño puede calentarse o enfriarse mucho más rápidamente.
Al interpretar una medición dinámica conviene distinguir entre:
● La respuesta térmica real del objeto;
● La transferencia de calor entre la superficie y el interior;
● La respuesta del termómetro infrarrojo;
● La actualización de la pantalla y de los datos.
El termómetro infrarrojo mide la radiación térmica de la superficie y no la temperatura en todos los puntos internos del objeto.
Errores frecuentes en la medición dinámica por infrarrojos
● Apuntar después de que ya ha comenzado el calentamiento rápido. Se puede perder el inicio de la subida o incluso el pico.
● Confundir el punto láser con el área real de medición. El punto real suele ser mayor.
● Medir desde una distancia excesiva. El área medida puede incluir superficies cercanas.
● Mover continuamente el termómetro. Las diferencias espaciales pueden confundirse con cambios en el tiempo.
● Ignorar la emisividad. Es especialmente problemático en metales brillantes.
● Intentar identificar un pico corto únicamente observando la pantalla. MAX o el registro de datos resultan más adecuados.
● Interpretar el tiempo de respuesta como ausencia total de retardo. Todos los sistemas reales presentan una respuesta dinámica finita.
● Utilizar un equipo portátil convencional para procesos extremadamente rápidos. Puede ser necesario un sistema especializado.
FAQ
¿Puede un termómetro infrarrojo medir un objeto que se está calentando rápidamente?
Sí. La medición infrarroja sin contacto es adecuada para seguir cambios de temperatura superficial. Cuanto más rápido sea el proceso, más importantes serán el tiempo de respuesta, el tamaño del punto y la capacidad de registro.
¿Un tiempo de respuesta más corto significa siempre mayor precisión?
No. Mejora el seguimiento dinámico, pero la precisión también depende de la emisividad, el tamaño del objetivo, la distancia, la radiación reflejada, las condiciones ambientales y las especificaciones del instrumento.
¿Por qué la lectura sigue aumentando aunque el objeto ya esté caliente?
La superficie puede seguir calentándose o la indicación puede presentar cierto retraso debido a la respuesta dinámica del instrumento.
¿Conviene utilizar MAX durante un calentamiento rápido?
Sí, cuando el objetivo es detectar el valor máximo alcanzado durante la medición.
¿Se puede utilizar MIN durante un enfriamiento rápido?
Sí. MIN permite conservar el valor mínimo detectado. Para estudiar todo el proceso de enfriamiento es preferible utilizar registro continuo.
¿Influye la distancia en una medición rápida?
Sí. Una mayor distancia suele aumentar el tamaño del punto de medición, lo que puede hacer que se incluyan superficies cercanas y se reduzca la representatividad de la lectura.
¿Por qué un objeto caliente que se mueve rápidamente puede dar una lectura demasiado baja?
Puede permanecer demasiado poco tiempo en el campo de visión para que el instrumento responda completamente, o el punto de medición puede incluir zonas más frías del fondo.
¿Puede un termómetro infrarrojo estándar registrar picos térmicos de milisegundos?
No necesariamente. Muchos equipos portátiles están diseñados para mediciones rápidas de campo, no para fenómenos térmicos extremadamente breves. En esos casos se necesita un sistema con respuesta temporal adecuadamente especificada.
Conclusión
Los termómetros infrarrojos pueden medir eficazmente superficies que se calientan o enfrían rápidamente, pero la medición dinámica es más exigente que la medición de una temperatura estable.
El tiempo de respuesta es uno de los parámetros principales, aunque también deben considerarse la frecuencia de actualización, la relación D:S, el tamaño del punto, las dimensiones del objetivo, la emisividad y la estabilidad de la posición de medición.
En aplicaciones industriales habituales de calentamiento, enfriamiento, mantenimiento y diagnóstico, un termómetro infrarrojo con un tiempo de respuesta adecuado y funciones MAX, MIN o registro de datos puede ofrecer información útil sobre tendencias y valores extremos.
Para objetivos de alta velocidad, picos térmicos extremadamente breves o fenómenos del orden de milisegundos, es necesario evaluar cuidadosamente la respuesta temporal del sistema. La clave de una medición dinámica fiable es que la velocidad de respuesta del instrumento sea adecuada para la velocidad del proceso térmico.















