Introduction
L’éclairement est l’un des principaux paramètres utilisés pour évaluer les conditions d’éclairage. Il est généralement exprimé en lux (lx). Qu’il s’agisse de bureaux, d’écoles, d’hôpitaux, d’ateliers de production, d’entrepôts, de commerces, de laboratoires ou d’autres espaces intérieurs, un niveau d’éclairement adapté contribue au confort visuel, à l’efficacité du travail, à la sécurité et aux performances globales de l’installation d’éclairage.
Les différents espaces n’ont toutefois pas les mêmes besoins. Leur fonction, la nature des tâches visuelles, les conditions d’occupation et les exigences de sécurité peuvent varier considérablement. Il n’est donc pas approprié d’appliquer une seule valeur en lux à tous les environnements lors de la conception d’un éclairage, de la réception d’une installation ou d’un contrôle des conditions de travail.
Il convient également de rappeler que les exigences et les normes d’éclairage peuvent varier selon les pays, les régions, les secteurs d’activité et les applications. Les valeurs indiquées dans cet article sont des valeurs de référence destinées à faciliter la compréhension des niveaux d’éclairement courants. Pour tout projet professionnel, les réglementations, normes et spécifications applicables doivent toujours prévaloir.
Points essentiels
● L’éclairement est généralement exprimé en lux (lx) et constitue un paramètre essentiel pour évaluer les conditions d’éclairage ;
● Les bureaux, écoles, hôpitaux, ateliers, entrepôts et autres espaces présentent des exigences d’éclairement différentes ;
● Pour les postes de travail de bureau courants, un niveau d’environ 300 à 500 lx est fréquemment utilisé, tandis que les tâches visuelles de précision peuvent nécessiter des niveaux plus élevés ;
● La qualité de l’éclairage ne doit pas être évaluée à partir d’un seul point de mesure : l’éclairement moyen, l’éclairement minimal, l’uniformité, l’éblouissement et le rendu des couleurs peuvent également devoir être pris en compte ;
● Les normes peuvent définir un éclairement maintenu, un éclairement moyen ou un éclairement sur une surface de travail déterminée. Il est donc essentiel de vérifier la définition applicable avant toute mesure ;
● Pour un projet réel, les réglementations locales, normes nationales, normes sectorielles et spécifications de conception applicables doivent être respectées.
Qu’est-ce que l’éclairement ?
L’éclairement représente la quantité de flux lumineux reçue par unité de surface. Il est exprimé en lux (lx).
La relation fondamentale est la suivante :1 lx = 1 lm/m²
Un lux correspond donc à un flux lumineux d’un lumen (lm) réparti uniformément sur une surface d’un mètre carré.
L’objectif des exigences relatives à l’éclairement n’est pas de rendre un espace aussi lumineux que possible. Il s’agit plutôt d’obtenir un équilibre adapté entre performance visuelle, confort, sécurité, efficacité énergétique et fonction de l’espace.
Un couloir, par exemple, sert principalement à la circulation des personnes et implique relativement peu de tâches visuelles détaillées. Dans un bureau, les utilisateurs doivent lire, écrire et travailler sur écran. Une opération d’assemblage de précision ou de contrôle qualité peut, quant à elle, nécessiter l’identification de composants très petits ou de défauts de surface.
Les niveaux d’éclairement appropriés varient donc selon les applications.
Quelles sont les principales normes relatives à l’éclairage et à l’éclairement ?
Différents pays et régions disposent de leurs propres normes et recommandations concernant l’éclairage des bâtiments et des lieux de travail. Pour une conception ou une mesure professionnelle, il convient donc d’identifier les textes applicables au lieu et au type de projet concernés.
Parmi les principaux systèmes normatifs et documents techniques figurent notamment :
● France et Europe : NF EN 12464-1 et autres normes applicables à l’éclairage des lieux de travail intérieurs ;
● International : normes et publications techniques pertinentes de l’ISO et de la CIE ;
● Chine : normes nationales et sectorielles relatives à l’éclairage des bâtiments et des lieux de travail ;
● Amérique du Nord : recommandations et publications techniques de l’Illuminating Engineering Society (IES) ;
● Des exigences spécifiques peuvent également s’appliquer aux hôpitaux, établissements scolaires, routes, installations sportives, sites industriels, laboratoires et autres environnements spécialisés.
Selon les normes, les exigences relatives au plan de mesure, à l’éclairement maintenu, à l’uniformité, à la limitation de l’éblouissement, au rendu des couleurs ou aux conditions de mesure peuvent varier.
Il est donc important de ne pas comparer uniquement les valeurs en lux sans tenir compte des conditions techniques auxquelles elles se rapportent.
Niveaux d’éclairement courants dans les espaces intérieurs
Le tableau suivant présente des plages indicatives couramment rencontrées dans différents environnements. Pour un projet réel, il convient de se référer aux normes et spécifications applicables.
| Espace / Zone | Éclairement indicatif | Application typique |
|---|---|---|
| Couloirs et zones de circulation | 50–150 lx | Circulation générale |
| Escaliers | 100–150 lx | Escaliers et circulation |
| Zones d’accueil | 200–300 lx | Accueil et attente |
| Bureaux généraux | 300–500 lx | Lecture, écriture, travail sur écran |
| Salles de réunion | 300–500 lx | Réunions, lecture de documents |
| Dessin et travail de bureau détaillé | 500–750 lx | Plans et documents détaillés |
| Salles de classe | 300–500 lx | Lecture, écriture, enseignement |
| Bibliothèques et salles de lecture | 300–500 lx | Lecture et consultation |
| Laboratoires | 300–750 lx | Travaux de laboratoire et observation |
| Entrepôts généraux | 100–200 lx | Stockage et manutention |
| Zones de préparation et d’emballage | 200–300 lx | Préparation, identification des étiquettes |
| Zones de production générales | 300–500 lx | Production et usinage général |
| Assemblage de précision | 750–1500 lx | Assemblage précis et contrôle qualité |
| Espaces commerciaux généraux | 300–500 lx | Présentation des produits et circulation |
| Espaces publics hospitaliers | 100–300 lx | Circulation et attente |
| Zones d’examen médical | 500–1000 lx ou plus | Examen et soins |
Ces valeurs constituent des plages indicatives et ne doivent pas être considérées comme des seuils universels de conformité. Les environnements spécialisés, notamment les établissements de santé, les laboratoires et les zones de fabrication de précision, peuvent être soumis à des exigences plus détaillées.
Quel niveau d’éclairement est courant dans un bureau ?
Les bureaux font partie des environnements dans lesquels les mesures d’éclairement sont les plus fréquentes.
Pour les bureaux généraux, les espaces ouverts et les postes utilisés pour la lecture, l’écriture et le travail informatique, les niveaux courants se situent généralement autour de :300 à 500 lx
Pour le dessin technique, le traitement de documents détaillés, le contrôle de produits ou d’autres tâches visuelles exigeantes, des niveaux de 500 à 750 lx ou plus peuvent être nécessaires.
La qualité de l’éclairage d’un bureau ne doit toutefois pas être évaluée uniquement à partir d’une valeur élevée en lux. Un éclairement excessif, une mauvaise uniformité, des réflexions ou un éblouissement provoqué par les luminaires ou les fenêtres peuvent également réduire le confort visuel.
Une évaluation complète peut donc inclure l’uniformité de l’éclairement, l’éblouissement, la température de couleur, le rendu des couleurs et l’influence de la lumière naturelle.
Quel niveau d’éclairement est courant dans les écoles et les salles de classe ?
L’éclairage scolaire doit permettre aux élèves d’effectuer pendant de longues périodes des activités telles que la lecture, l’écriture, l’observation du tableau et l’utilisation d’écrans.
Les valeurs indicatives courantes sont notamment :
● Salles de classe générales : environ 300 à 500 lx ;
● Salles de lecture : environ 300 à 500 lx ;
● Laboratoires : environ 300 à 750 lx ;
● Salles d’art, de dessin et autres espaces destinés à des tâches visuelles détaillées : environ 500 à 750 lx ou plus.
Dans les établissements scolaires, il est également important de vérifier l’éclairement réel des tables et son uniformité entre les différentes positions.
Si les premières rangées sont correctement éclairées alors que les dernières sont nettement plus sombres, le fait d’atteindre la valeur cible sur quelques points ne signifie pas nécessairement que les conditions d’éclairage sont satisfaisantes dans toute la salle.
Quel niveau d’éclairement est courant dans les hôpitaux ?
Un hôpital comprend de nombreux espaces aux fonctions très différentes : couloirs, salles d’attente, chambres, postes de soins, salles d’examen et zones de traitement. Les besoins en éclairage varient donc fortement.
À titre indicatif :
● Couloirs et zones de circulation : environ 100 à 200 lx ;
● Salles d’attente : environ 200 à 300 lx ;
● Postes de soins et zones de travail générales : environ 300 à 500 lx ;
● Zones d’examen et de traitement : environ 500 à 1000 lx ou plus ;
● Les espaces destinés à des actes médicaux précis peuvent être soumis à des exigences d’éclairage spécifiques et beaucoup plus strictes.
Les établissements de santé constituent des environnements spécialisés. La conception et la réception des installations doivent donc être réalisées conformément aux normes applicables aux bâtiments de santé et aux activités médicales.
Quel niveau d’éclairement est courant dans les usines et les zones industrielles ?
Dans l’industrie, le niveau d’éclairement requis dépend fortement du type et de la précision des opérations réalisées.
Les opérations simples de manutention ou de surveillance des équipements nécessitent généralement moins de lumière que l’assemblage électronique, le contrôle dimensionnel, l’inspection de surfaces ou l’usinage de précision.
Les plages indicatives courantes comprennent :
● Zones de travail générales : environ 200 à 300 lx ;
● Usinage et assemblage généraux : environ 300 à 500 lx ;
● Assemblage relativement précis : environ 500 à 750 lx ;
● Assemblage de précision et contrôle qualité : environ 750 à 1500 lx ;
● Les tâches visuelles extrêmement exigeantes peuvent nécessiter plus de 1500 lx.
Lors des mesures dans les environnements industriels, il convient également de prendre en compte les ombres créées par les machines et les équipements.
La position de mesure doit autant que possible représenter les conditions visuelles réelles de l’opérateur pendant son activité normale.
Quel niveau d’éclairement est courant dans les entrepôts ?
Les besoins en éclairage d’un entrepôt dépendent principalement de la fréquence des activités, des exigences d’identification des marchandises et du type de travail effectué.
Les zones exclusivement destinées au stockage nécessitent généralement un niveau d’éclairement relativement faible. Des niveaux plus élevés peuvent être nécessaires lorsque les opérateurs doivent préparer des commandes, lire des étiquettes, emballer des produits ou gérer les stocks.
Les plages indicatives courantes sont :
● Zones de stockage générales : environ 100 à 200 lx ;
● Allées d’entrepôt : environ 100 à 200 lx ;
● Zones de préparation de commandes : environ 200 à 300 lx ;
● Zones d’emballage et de lecture des étiquettes : environ 200 à 500 lx.
Dans les entrepôts à grande hauteur, l’éclairement vertical des rayonnages peut également être important. Un éclairement horizontal suffisant au sol ne garantit pas nécessairement une bonne visibilité des produits et des étiquettes sur les rayonnages.
Quel niveau d’éclairement est courant dans les commerces ?
L’éclairage commercial répond à plusieurs objectifs : assurer une visibilité suffisante, mettre en valeur les produits, créer une ambiance et guider les clients dans l’espace.
Les plages indicatives courantes comprennent :
● Zones commerciales générales : environ 200 à 300 lx ;
● Espaces de vente : environ 300 à 500 lx ;
● Présentations de produits mises en valeur : 500 à 1000 lx ou plus ;
● Caisses et zones de service : environ 300 à 500 lx.
Les commerces combinent souvent éclairage général et éclairage d’accentuation. L’éclairement local sur certains produits peut donc être nettement supérieur à celui des zones environnantes.
La qualité de l’éclairage doit être évaluée en fonction de la fonction de l’espace, du contraste visuel et des besoins de présentation, et non sur la base d’une seule valeur en lux.
Quel niveau d’éclairement est courant dans les logements ?
L’éclairage résidentiel privilégie généralement le confort, la fonctionnalité et l’adaptation aux différentes activités quotidiennes.
Les plages indicatives courantes sont :
● Éclairage général du salon : environ 100 à 300 lx ;
● Éclairage général de la chambre : environ 50 à 200 lx ;
● Bureau et zone de lecture : environ 300 à 500 lx ;
● Plan de travail de cuisine : environ 300 à 500 lx ;
● Zone du miroir dans la salle de bains : environ 200 à 500 lx.
Dans un logement, il n’est pas nécessaire que toute la pièce présente exactement le même niveau d’éclairement. Un salon peut par exemple disposer d’un éclairage général relativement doux, complété par une lampe de lecture fournissant un éclairement local plus élevé.
Pourquoi les niveaux d’éclairement varient-ils selon les espaces ?
L’un des principaux facteurs est la difficulté de la tâche visuelle.
Plus les objets à distinguer sont petits, plus leur contraste avec l’arrière-plan est faible et plus la précision requise est élevée, plus l’éclairement nécessaire tend à augmenter.
Les principaux facteurs comprennent :
● Le niveau de détail de la tâche visuelle ;
● La durée de la tâche ;
● La taille de l’objet observé ;
● Le contraste entre l’objet et son arrière-plan ;
● L’âge et les besoins visuels des utilisateurs ;
● La disponibilité de la lumière naturelle ;
● Les exigences de sécurité ;
● La fonction et le secteur d’activité de l’espace.
Il est donc incorrect de considérer que 500 lx conviennent à tous les lieux de travail.
Cette valeur peut être adaptée à de nombreuses activités de bureau, mais insuffisante pour le contrôle précis de petits composants électroniques.
Un éclairement plus élevé est-il toujours préférable ?
Non.
Un éclairement insuffisant peut rendre les tâches visuelles plus difficiles et augmenter la fatigue visuelle. À l’inverse, un niveau excessif n’améliore pas nécessairement la qualité de l’éclairage.
Un éclairage excessif peut entraîner :
● De l’éblouissement ;
● Des réflexions sur les écrans et les surfaces brillantes ;
● Un inconfort visuel ;
● Des contrastes de luminosité excessifs ;
● Une consommation énergétique inutile.
Une conception professionnelle ne cherche donc pas à obtenir la valeur en lux la plus élevée possible, mais à fournir un éclairage adapté, uniforme, confortable et efficace pour la tâche visuelle concernée.
Quelle est la différence entre l’éclairement moyen et l’éclairement ponctuel ?
Cette distinction est particulièrement importante lors des mesures professionnelles.
Une mesure de 500 lx effectuée uniquement au centre d’une pièce ne signifie pas que l’éclairement moyen de l’ensemble de la pièce est de 500 lx.
Une évaluation professionnelle utilise généralement plusieurs points de mesure répartis selon une grille définie.
L’éclairement moyen peut être calculé de la manière suivante :Eavg = (E₁ + E₂ + E₃ + … + Eₙ) ÷ n
Où :
● Eavg = éclairement moyen ;
● E₁–Eₙ = éclairement mesuré à chaque point ;
● n = nombre de points de mesure.
Prenons l’exemple de neuf mesures réalisées dans un bureau :
| Point de mesure | Éclairement |
| 1 | 460 lx |
| 2 | 480 lx |
| 3 | 510 lx |
| 4 | 490 lx |
| 5 | 520 lx |
| 6 | 500 lx |
| 7 | 470 lx |
| 8 | 450 lx |
| 9 | 480 lx |
L’éclairement moyen est d’environ :484 lx
Pour déterminer si une installation respecte les exigences applicables, il faut vérifier si le critère concerne un éclairement ponctuel, moyen, minimal, maintenu ou un autre paramètre défini par la norme.
Qu’est-ce que l’uniformité de l’éclairement ?
Outre l’éclairement moyen, l’uniformité de l’éclairement constitue un indicateur important de la qualité d’un environnement lumineux.
Une formule couramment utilisée est :U₀ = Emin / Eavg
Où :
● U₀ = uniformité de l’éclairement ;
● Emin = éclairement minimal dans la zone mesurée ;
● Eavg = éclairement moyen.
Par exemple, si l’éclairement moyen d’une zone de travail est de 500 lx et que l’éclairement minimal est de 300 lx :U₀ = 300 ÷ 500 = 0,60
Une pièce peut ainsi présenter un éclairement moyen relativement élevé tout en comportant des zones sensiblement plus sombres.
L’éclairement moyen et l’uniformité doivent donc généralement être analysés ensemble.
À quelle hauteur faut-il mesurer l’éclairement ?
La hauteur de mesure doit correspondre au plan de travail ou à la surface réellement utilisée pour la tâche visuelle. L’éclairement ne doit pas systématiquement être mesuré au niveau du sol.
Par exemple :
● Bureau : généralement sur le plan de travail ou le bureau ;
● Salle de classe : généralement sur les tables des élèves ;
● Atelier : en fonction du poste ou du plan de travail réel ;
● Entrepôt : selon l’allée, le rayonnage ou la surface de préparation concernée ;
● Couloir : sur le plan de mesure défini par la norme applicable.
Avant une mesure normalisée, il est donc nécessaire de vérifier les exigences relatives au plan de mesure, à la hauteur de mesure et à la grille de mesure.
Comment mesurer l’éclairement avec un luxmètre ?
Une procédure professionnelle peut généralement suivre les étapes suivantes :
● Identifier la norme nationale, sectorielle ou la spécification du projet applicable ;
● Définir la zone de mesure et la hauteur du plan de travail ;
● Déterminer la grille et les points de mesure conformément aux exigences applicables ;
● Mettre l’installation d’éclairage en fonctionnement et attendre sa stabilisation ;
● Positionner le capteur du luxmètre sur le plan de mesure défini ;
● Orienter correctement la surface sensible du capteur ;
● Éviter toute occultation par une personne, un équipement ou un autre objet ;
● Relever et enregistrer la valeur en lux à chaque point ;
● Calculer l’éclairement moyen, l’éclairement minimal et les autres paramètres nécessaires ;
● Comparer les résultats aux exigences de la norme ou aux spécifications du projet.
Lorsque les résultats sont proches d’une valeur limite, il est recommandé de vérifier avec une attention particulière la précision du luxmètre, son état d’étalonnage, les positions de mesure et les conditions environnementales.
Quelles précautions prendre lors d’une mesure d’éclairement ?
Même avec le même luxmètre, des méthodes de mesure différentes peuvent produire des résultats sensiblement différents.
Pour obtenir des mesures fiables :
● Maintenir le capteur lumineux propre ;
● Éviter de masquer la lumière incidente avec les mains, le corps ou un équipement ;
● Empêcher l’ombre de l’opérateur de tomber sur le capteur ;
● Ne pas modifier inutilement l’orientation du capteur ;
● Attendre la stabilisation de l’installation d’éclairage ;
● Documenter les conditions de lumière naturelle ainsi que l’état des luminaires, stores ou rideaux ;
● Effectuer des mesures à plusieurs emplacements représentatifs ;
● Ne pas utiliser une seule mesure pour représenter l’ensemble d’une pièce ;
● Pour les contrôles professionnels, utiliser un luxmètre présentant une précision adaptée et un étalonnage valide.
Pour les mesures destinées à un rapport officiel, il est également recommandé de consigner la date, l’heure, les conditions environnementales, le modèle et le numéro de l’instrument, les informations d’étalonnage et les emplacements de mesure.
Pourquoi les valeurs en lux varient-elles dans une même pièce ?
Cette variation est normale.
La distribution de l’éclairement intérieur dépend de nombreux facteurs :
● Distance par rapport aux luminaires ;
● Hauteur d’installation des luminaires ;
● Distribution lumineuse des luminaires ;
● Réflectance des murs et du plafond ;
● Fenêtres et lumière naturelle ;
● Mobilier et équipements ;
● Présence de personnes ;
● Vieillissement et diminution du flux lumineux des sources.
Les zones situées directement sous ou à proximité d’un luminaire présentent généralement un éclairement plus élevé, tandis que les bords de la pièce ou les zones entre plusieurs luminaires peuvent être plus sombres.
C’est pourquoi les évaluations professionnelles utilisent généralement plusieurs points de mesure répartis selon une grille.
La lumière naturelle influence-t-elle les mesures d’éclairement ?
Oui. Son influence peut être très importante.
Un poste de travail situé près d’une fenêtre peut, par exemple, recevoir plus de 1000 lx lorsque la lumière naturelle est intense, alors que le même emplacement peut ne recevoir que 300 à 500 lx la nuit sous éclairage artificiel.
Lorsque l’objectif est d’évaluer uniquement les performances de l’installation d’éclairage artificiel, l’influence de la lumière naturelle doit être contrôlée conformément aux exigences applicables.
Si l’objectif est d’évaluer les conditions d’éclairage réelles, la lumière naturelle peut être incluse, mais il convient de documenter :
● L’heure de la mesure ;
● Les conditions météorologiques ;
● La position des stores, rideaux ou dispositifs d’ombrage ;
● L’état de fonctionnement de l’éclairage artificiel.
Ces informations permettent de mieux comparer des mesures effectuées à différents moments.
Les normes d’éclairement sont-elles identiques dans tous les pays ?
Non.
Les pays et régions peuvent appliquer des normes différentes pour l’éclairage des bâtiments, des lieux de travail et des applications spécialisées. Même pour des espaces comparables, les valeurs recommandées ou exigées, l’éclairement maintenu, les méthodes de mesure, les critères d’uniformité et les limites d’éblouissement peuvent varier.
Dans le cadre de projets internationaux ou de sites appartenant à des entreprises multinationales, il n’est donc pas recommandé d’appliquer automatiquement les exigences d’un seul pays à tous les sites.
La bonne démarche consiste à :
● Identifier le pays ou la région du projet ;
● Déterminer le type de bâtiment ou de lieu de travail ;
● Identifier la version en vigueur de la norme applicable ;
● Vérifier si la valeur spécifiée correspond à un éclairement moyen, maintenu, minimal ou à un autre indicateur ;
● Réaliser les mesures conformément à la méthode définie par la norme.
Questions fréquentes (FAQ)
1. Combien de lux sont recommandés pour un bureau ?
Pour un bureau général, un niveau d’environ 300 à 500 lx est courant. Les tâches impliquant des dessins techniques, des documents détaillés ou une observation précise peuvent nécessiter 500 à 750 lx ou davantage. Les normes locales applicables doivent toujours être respectées.
2. Quel est le niveau d’éclairement courant dans une salle de classe ?
Les salles de classe générales présentent couramment des niveaux d’environ 300 à 500 lx. Outre l’éclairement moyen, il convient de prendre en compte l’uniformité sur les tables et l’éclairage des surfaces d’enseignement.
3. Combien de lux faut-il dans une usine ?
Cela dépend de la tâche. Les zones de travail générales peuvent nécessiter environ 200 à 300 lx, les opérations courantes d’usinage et d’assemblage environ 300 à 500 lx, et l’assemblage de précision ou le contrôle qualité environ 750 à 1500 lx ou davantage.
4. Quel niveau d’éclairement est courant dans un entrepôt ?
Les zones de stockage générales présentent souvent environ 100 à 200 lx. Les zones de préparation de commandes, d’emballage ou de lecture d’étiquettes peuvent nécessiter environ 200 à 500 lx selon la tâche.
5. 500 lux conviennent-ils à tous les lieux de travail ?
Non. 500 lx constituent une valeur courante pour de nombreux bureaux et postes de travail généraux, mais certaines tâches de précision nécessitent davantage de lumière, tandis que les zones de circulation peuvent nécessiter des niveaux nettement inférieurs.
6. Un nombre de lux plus élevé est-il toujours préférable ?
Non. Un éclairage insuffisant peut nuire à la visibilité, mais un éclairement excessif peut provoquer de l’éblouissement, des réflexions, un inconfort visuel et une consommation énergétique inutile.
7. Pourquoi faut-il effectuer plusieurs points de mesure ?
La lumière n’est pas répartie de manière parfaitement uniforme dans une pièce. Plusieurs points permettent de déterminer l’éclairement moyen et l’uniformité et fournissent ainsi une évaluation plus représentative des conditions générales d’éclairage.
8. Un smartphone peut-il remplacer un luxmètre professionnel ?
Un smartphone peut être utilisé pour des comparaisons simples ou des estimations approximatives. Toutefois, les caractéristiques des capteurs, leur position et les algorithmes logiciels varient selon les appareils. Pour une réception de projet, un contrôle qualité, une mesure en laboratoire ou une évaluation professionnelle, il est recommandé d’utiliser un luxmètre adapté et correctement étalonné.
9. Peut-on mesurer un éclairage LED avec un luxmètre standard ?
Oui, mais il convient de tenir compte de la réponse spectrale, de la réponse en cosinus et de la précision de l’instrument. Pour les mesures professionnelles d’éclairage LED, il est recommandé d’utiliser un luxmètre adapté aux conditions de mesure.
10. Faut-il mesurer l’éclairement le jour ou la nuit ?
Cela dépend de l’objectif. Si l’installation d’éclairage artificiel doit être évaluée indépendamment, l’influence de la lumière naturelle doit être contrôlée conformément à la norme applicable. Si l’on souhaite évaluer les conditions réelles combinant lumière naturelle et artificielle, la lumière du jour peut être prise en compte, mais les conditions de mesure doivent être documentées.
Conclusion
Les normes et recommandations relatives à l’éclairement constituent une base essentielle pour évaluer la qualité de l’éclairage dans les bâtiments et les lieux de travail. Toutefois, il n’existe pas une valeur unique en lux adaptée à tous les espaces et à toutes les activités.
Les bureaux, écoles, hôpitaux, ateliers de production, entrepôts, commerces et logements répondent à des fonctions et à des tâches visuelles différentes. Le niveau d’éclairement doit donc être déterminé en fonction de l’application réelle.
Une évaluation professionnelle ne doit pas non plus se limiter à un seul point de mesure ou à la valeur maximale relevée. Les mesures doivent être réalisées sur le plan de travail approprié et à plusieurs points représentatifs afin d’évaluer l’éclairement moyen, l’éclairement minimal et l’uniformité, tout en tenant compte de l’éblouissement, du rendu des couleurs, de la lumière naturelle et des exigences de la tâche visuelle.
Pour les contrôles de réception, les évaluations des lieux de travail, les analyses d’éclairage des bâtiments et les mesures professionnelles en laboratoire, il convient d’utiliser un luxmètre présentant des caractéristiques adaptées et un étalonnage valide. Les normes en vigueur, les réglementations locales, les exigences sectorielles et les spécifications du projet constituent toujours la référence finale pour déterminer la conformité.













